Les services Blackberry, qui permettent essentiellement d'envoyer des emails sécurisés depuis un téléphone portable, ont fait l'objet d'une controverse en Inde pour des raisons de sécurité. Les agences de sécurité se plaignaient en effet de l'impossibilité d'accéder aux mails échangés par ce biais. A été mentionnée la crainte que des attentats terroristes ne soient coordonnés en utilisant ce type de services. Ainsi, une demande déposée par Tata Teleservices pour démarrer des services Blackberry avait été rejetée par le gouvernement indien, alors que dans le même temps, cinq autres entreprises avaient déjà distribué le nouveau produit en fanfare, sans demander l'aval des autorités.
Les services n'ont jamais été suspendus en dépit du fait que la société canadienne RIM, la conceptrice du système, n'ait jamais réellement répondu favorablement aux demandes successives du gouvernement indien, à savoir, un abaissement de la qualité de la cryptographie, la remise d'une clé pour décrypter les messages ou la mise en place de serveurs en Inde pour les communications à l'intérieur du pays.
Alors que la solution n'a pas réellement évolué, le Telecom Secretary, Siddarth Behura a déclaré le 3 juillet qu'il n'y avait pas de menaces émanant des services Blackberry. Il a par ailleurs ajouté que les entreprises n'avaient pas à consulter le gouvernement pour démarrer ce type de services. Cette déclaration clôt pour l'instant la polémique.
Tata Teleservices a donc spécifié le 9 août que l'entreprise allait lancer ces services bientôt. Dans le même temps, des négociations seraient en cours entre agences de sécurité canadiennes et indiennes pour essayer de parvenir à un accord sur les questions de sécurité.