Le niveau croissant des nuisances environnementales causées par le trafic aérien peut être réduit en adoptant des procédures de vol moins polluantes. La conception des mesures opérationnelles fait appel à des simulations numériques de vols capables d'estimer le niveau des pollutions pendant les différentes phases du vol.
ATOMS (Air Traffic and Operations Management Simulator), un nouvel outil de modélisation et de simulation du trafic aérien couvrant toutes les phases du vol, de l'aéroport de départ à l'aéroport d'arrivée (gate-to-gate), a été développé par des informaticiens de l'Université de Nouvelle-Galles du Sud.
Le nouveau système intègre des paramètres tels que les niveaux des émissions de gaz et de bruit. En simulant des procédures de gestion du trafic aérien classiques et évoluées, on peut maintenant prédire, en temps réel, les quantités de polluants émis, la consommation de carburant et le niveau sonore. Un tel système sera utilisé dans le futur par les aiguilleurs du ciel pour évaluer et modifier les lignes de vols afin de réduire ces deux types de pollutions dans les aéroports et dans leur voisinage. Sur un vol en Boeing 747 reliant Sydney à Melbourne on pourrait grâce à ce système économiser 500 kg de carburant et diminuer le niveau sonore au niveau de l'aéroport.
Les simulations montrent qu'en choisissant des trajectoires plus directes et en variant l'altitude de vol pour profiter des vents les plus favorables, la consommation de fuel peut être réduite de façon significative. L'impact sonore à l'atterrissage sur les quartiers résidentiels est moindre si l'avion maintient une altitude plus élevée en approchant de l'aéroport, et si la puissance du moteur est diminuée pendant la descente.
Les essais du simulateur ATOMS actuellement en cours sont partiellement financés par l'Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne, Eurocontrol.