Une étude a été réalisée par des équipes italiennes de l'Université de Milan et américaine de la School of Public Health della Harvard University dont les résultats ont été publiés sur la version en ligne de "PLoS Medicine".
Suite à l'explosion, en 1976, dans une industrie chimique à Seveso, la population de la province de Milan a été exposée à un nuage de dioxine classée "cancérigène de classe 1" par l'OMS (Organisation mondiale de la Santé) en 1997. L'effet à long terme de la 2,3,7,8-tetraclorodibenzo -p-dioxine retrouvée à la suite de l'incident a été étudié par Andrea Baccarelli sur trois groupes de femmes enceintes. Un premier groupe était composé de 1772 femmes qui vivaient près de l'usine chimique de Seveso au moment de l'accident en particulier dans une zone ayant la contamination la plus importante, définie comme zone A. Un second groupe comportait des femmes provenant d'une zone B, moins contaminée. Un troisième groupe enfin était composé de 1772 femmes provenant d'endroits non contaminés.
L'étude sur le taux de TSH (Thyroid Secreting Hormone) dans le sang des enfants issus des femmes de ces groupes a montré que ceux du premier groupe avaient une probabilité 6,6 fois supérieure de concentration importante en TSH par rapport au groupe de contrôle. Les enfants issus du deuxième groupe montre une probabilité intermédiaire.