Même si le concept de "maison auto-nettoyante" relève encore de la science-fiction, les nanotechnologies permettent d'ores et déjà d'alléger les tâches quotidiennes. Ceci est notamment possible grâce à des revêtements à base de dioxyde de titane, une poudre blanche inorganique recouvrant les surfaces.
Lorsqu'une couche de dioxyde de titane a une épaisseur inférieure à 100 nm, elle est transparente et ne se voit donc pas, une fois déposée sur du verre. En appliquant de la lumière sur cette surface, deux effets du dioxyde de titane sont à noter : le premier empêche la formation de gouttes et laisse l'eau s'étendre comme un mince film recouvrant toute la surface. Le second effet permet de détruire activement les saletés organiques sur la couche de dioxyde de titane recouvrant la surface. "Les molécules organiques telles que l'huile ou la graisse sont totalement décomposées par un rayonnement UV grâce au processus de photocatalyse", explique le Prof. Detlef Bahnemann de l'Institut pour la chimie technique de l'Université Leibniz à Hannovre.
Par ailleurs, les scientifiques de l'Ecole Supérieure d'Hannovre ont travaillé jusqu'en juillet 2008 à l'"augmentation de la sécurité passive et active des véhicules au moyen de nouveaux nanorevêtements multifonctions - NanoSafe". Ce projet d'une durée de trois ans avait été soutenu à l'époque par le Ministère fédéral de l'enseignement et de la recherche (BMBF). Il s'agissait de développer des revêtements robustes ne nécessitant pas de renouvellement. Les chercheurs de l'Université Leibniz de Hannovre ont notamment travaillé sur des revêtements transparents, comportant une solution de dioxyde de titane, pour des vitres arrière de véhicules. Ces revêtements étaient intégrés lors de la production de la vitre. Actuellement, les chercheurs du laboratoire de l'Institut de chimie technique testent l'efficacité du revêtement. "Les tests montrent de bons résultats qui ne seront réellement significatifs pour une production en série que dans quelques temps", conclut le Prof. Bahnemann.