Le ministre français de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, Mme Valérie Pécresse, et le ministre norvégien de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur, Mme Tora Aasland, ont conclu un accord le 17 juillet 2008 à Versailles, qui permettra de renforcer leur collaboration bilatérale en matière de recherche scientifique, technologique et d'innovation notamment en ce qui concerne le climat, l'énergie et les conditions dans le Grand Nord. Cette collaboration de recherche est déjà bien établie et en partie soutenue par la Fondation Franco-Norvégienne (FFN), administrée en Norvège par le Conseil Norvégien de la Recherche.
Jusqu'à présent, le dispositif institutionnel de coopération scientifique et technologique entre les deux pays reposait sur plusieurs accords : accord culturel du 4 décembre 1953, accord du 3 novembre 1983 (création de la Fondation Franco-Norvégienne), accord du 3 décembre 1986 dit "de Troll", et sur plusieurs conventions entre agences et organismes de recherche. Le nouvel accord prévoit notamment l'établissement d'accords spécifiques de coopération bilatérale, la mise en place d'un dispositif de concertation et d'évaluation et le renforcement du rôle joué par la formation par la recherche, en incitant au recours au volontariat international, aux stages en entreprises pour élèves-ingénieurs, aux thèses en co-tutelle et à des programmes de mobilité.
La Norvège et la France ont des intérêts communs dans un certain nombre de domaines tels que la recherche marine, l'énergie et le climat, les TIC, ou encore les activités spatiales. Un groupe de travail mixte sera invité à préciser les domaines concernés par les futurs efforts de collaboration suite à la nouvelle convention signée. La recherche relative au Grand Nord constitue un domaine prioritaire. La Norvège et la France travaillent ensemble sur un certain nombre de projets dans le cadre de l'Année Polaire Internationale et la France possède sa propre station de recherche à Ny-Alesund au Svalbard. "La collaboration dans le Grand Nord sert à souligner l'intérêt de nos deux pays pour la recherche polaire, les défis climatiques et les questions énergétiques", indique Mme Tora Aasland.