A l'occasion d'une rencontre organisée par le Centre Helmholtz de recherche de Karlsruhe (FZK), des experts venus de toute l'Allemagne se réuniront le 2 octobre 2008 à l'Institut de géophysique et de géologie (IGG) de l'Université de Leipzig pour discuter de la gestion à long terme des déchets toxiques et radioactifs produits sur le territoire allemand.
Intitulé "Géophysique et barrières", l'événement, qui a lieu pour la 5ème année consécutive, s'inscrit dans "une actualité particulière étant donné les évolutions dramatiques observées récemment à la mine de Asse en Basse-Saxe", commente le Prof. Dr. Werner Ehrmann de l'IGG. Par ailleurs, le rôle du nucléaire dans le futur mixe énergétique de l'Allemagne et le thème du stockage définitif des déchets radioactifs font l'objet de discussions politiques de plus en plus animées.
Pour des raisons de sûreté, l'"espionnage" du sous-sol via des forages d'exploration doit être limité au minimum. Les ouvrages de stockage souterrain doivent résister pendant des milliers d'années à toute menace d'effondrement et empêcher toute diffusion de substances toxiques dans la biosphère. Aussi l'évaluation géologique et minière de sites de décharge et de stockage définitif s'avère-t-elle impossible sans le recours aux méthodes non-destructives de la géophysique.
La rencontre sera l'occasion pour les géophysiciens, professionnels du secteur minier, de la géotechnique et les acteurs du soutien à la recherche réunis de discuter de l'utilisation interdisciplinaire de méthodes électriques, acoustiques, sismiques, électromagnétiques et radiométriques. De nombreuses années d'expériences souterraines menées dans des mines de sel et de potasse ont permis d'acquérir des connaissances qui seront échangées à l'IGG de Leipzig.
Le IGG est un institut universitaire de géophysique, leader dans l'étude des barrières géologiques souterraines, et hôte de la rencontre organisée chaque année par le FZK.