La lutte contre les incendies en Afrique progresse : grâce à un réseau d'accès élargi qui sera développé par des chercheurs de la société Fraunhofer, les forces d'intervention pourront, dans un futur proche, communiquer entre elles plus rapidement et avec plus d'efficacité.
Chaque année, les incendies en Afrique dévastent plusieurs millions d'hectares de forêts. Ces feux ont pour cause la sécheresse du climat et l'écobuage, à la suite desquels les flammes deviennent parfois très rapidement incontrôlables. Les sapeurs-pompiers doivent donc mener des actions coordonnées pour éteindre le feu aussi vite que possible. Puisque les incendies se déclarent dans des zones reculées, la communication entre les sapeurs-pompiers ne peut se faire qu'au moyen de technologies coûteuses telles que les téléphones satellites.
Les scientifiques de l'Institut Fraunhofer pour les systèmes de communication ouverts (FOKUS) de Saint-Augustin souhaitent contribuer à l'augmentation de la rapidité des échanges d'informations entre les forces d'intervention. Cette contribution est réalisée notamment grâce à la technologie Mesh qui permet aux équipements sans fil de se connecter de proche en proche, d'une façon dynamique et instantanée, sans hiérarchie centrale, formant ainsi une structure en forme de filet. Chaque voiture de pompier est équipée d'un ordinateur et reçoit, de la part de la centrale d'intervention, les coordonnées GPS de l'incendie. "Sur l'une des voitures se trouve une clé satellite. Dès que les voitures arrivent sur le lieu de l'incendie, un logiciel connecte par ondes radio les ordinateurs des voitures les uns aux autres. Ceci met en place un réseau local qui se base sur différentes technologies sans fil telles que la WLAN ou le WiMAX", explique Sebastian Robitzsch, scientifique de l'Institut FOKUS.
Ainsi, la communication s'effectue à travers plusieurs canaux : téléphone, vidéo, et lnternet. Un autre avantage de ce nouveau système : les prix seront réduits puisque les pompiers n'auront plus besoin de téléphoner par une connexion satellite onéreuse. Les premiers résultats ont été présentés lors du salon INSITE au mois de septembre 2008 à Sandton en Afrique du Sud.