Alors que partout dans le monde les stocks de poissons diminuent de manière dramatique, une étude récente menée par des chercheurs de l'Université de Colombie Britannique et publiée dans le journal "Conservation Biology" montre l'intérêt qu'il y aurait à défendre la pêche "artisanale".
En effet, selon les auteurs, les pêcheries de petite taille (plus précisément les pêcheurs opérant sur des navires de moins de 15 mètres) capturent autant de poissons pour la consommation humaine que les pêcheries industrielles alors qu'elles utilisent des techniques beaucoup plus sélectives, moins destructrices et nécessitant 8 fois moins de carburant que celles employées par la pêche industrielle. Dans cette étude, les chercheurs montrent que la pêche artisanale est doublement désavantagée par les initiatives d'éco-étiquetage et de labellisation et par des politiques de subventions des carburants mal conçues. Selon une estimation de Rashid Sumaila du UBC Fisheries Centre, sur les 30 à 34 milliards de Dollars annuellement dépensés au niveau mondial par les gouvernements pour subventionner la pêche, 25 à 27 milliards de dollars iraient aux flottes de pêche industrielle.
Un graphique comparatif des pêcheries "artisanales" et industrielle et un vidéo d'une interview de Jeniffer Jacquet (co-auteur de l'étude) sont accessibles à l'adresse : http://www.seaaroundus.org/News.htm