Des chercheurs de l'Université de Montréal et de l'Ecole Polytechnique de Montréal ont inventé un dispositif permettant de mesurer la quantité de chaleur échangée par les molécules et les nanostructures sur une surface ordonnée.
Ce nanocalorimètre est une plaque chauffante pouvant mesurer l'énergie suffisante pour augmenter la température d'un échantillon de l'ordre du nanomètre. Il intègre une mince couche de silicium monocristallin permettant de suivre les processus de diffusion et de croissance à l'échelle atomique. Ainsi les échanges d'énergie associés avec les processus de catalyse, l'évolution de nanostructures, les réactions chimiques et l'auto-organisation de molécules organiques en surface seront observés pour la première fois. Ces phénomènes sont au coeur des nouvelles technologies développées par les industries des semiconducteurs, des télécommunications, de la pharmaceutique, de l'automobile et des nanotechnologies.
Des prototypes du dispositif, conçus par le groupe de recherche en physique et technologie des couches minces associés au Regroupement québécois sur les matériaux de pointe, ont déjà vérifié les prédictions théoriques.