Deux études complémentaires menées par des chercheurs de l'Institut Weizmann montrent le développement d'une nouvelle méthode de recomposition de l'arbre généalogique d'une cellule.
A chaque division cellulaire, des mutations inoffensives apparaissent. Les cellules de deux générations différentes sont donc identifiables, en terme de lignée généalogique, par le nombre de mutations qu'elles comportent. L'équipe du Weizmann a systématisé l'estimation quantitative du nombre de mutations par cellules grâce à des méthodes d'amplification de l'ADN et des simulations informatiques. Ils ont appliqué cette technique pour retracer l'histoire du développement du cancer. Jusque-là, les scientifiques ont été capables de calculer l'âge d'une tumeur et de caractériser sa croissance. Suite à cette étude, ils pensent que l'étude de la lignée des cellules cancéreuses les mènera aux racines du cancer.
Jusque maintenant, seules les lignées de petits organismes, qui possèdent un millier de cellules, ou "branches", avaient été déterminées. Le Pr Ehud Shapiro et ses doctorants Dan Frumkin et Adam Wasserstrom, des départements de biochimie, d'informatique et de mathématiques appliquées de l'Institut Weizmann, sont parvenus à reconstituer des arbres pour des grands organismes, comme ceux des humains.