Selon une étude publiée par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et présentée à Berlin le 29 septembre 2008, environ 45.000 milliards de dollars d'investissements dans les énergies renouvelables (EnR) seront nécessaires d'ici 2050 pour atteindre le niveau souhaité, c'est-à-dire 50% de la production d'électricité mondiale.
Mais "nous ne pensons pas que ce soit une somme élevée", a indiqué, lors d'une conférence de presse, Nobuo Tanaka, Directeur exécutif de l'AIE. "Il ne s'agit pas de trouver de l'argent frais, mais de le transférer depuis d'autres sources", a-t-il ajouté.
Pour réduire de moitié les émissions de dioxyde de carbone d'ici 2050, la part des énergies renouvelables dans la production électrique mondiale devra passer à près de 50% à cette date, contre 18% à l'heure actuelle. C'est ce qu'estime le rapport, intitulé "Deploying Renewables: Principles for Effective Policies". Ce dernier compare notamment les mécanismes de promotion des EnR mis en place dans les différents pays de l'OCDE. Sa conclusion : "Seul un nombre limité de pays ont mis en place des politiques qui se sont avérées des réussites", a déclaré M. Tanaka. Parmi eux comptent principalement des pays européens, comme l'Allemagne pour l'éolien et le solaire, l'Espagne pour l'éolien, la Suède et la Belgique pour la biomasse.
Le succès des politiques mises en oeuvre n'est "pas seulement une question d'argent", a martelé Paolo Frankl, en charge des énergies renouvelables au sein de l'AIE, mais essentiellement de "perception du risque".
Au-delà du problème du financement, le développement des énergies renouvelables va être confronté à la résistance croissante des populations, selon l'AIE, et au syndrome du "pas chez moi". En effet, si les citoyens sont d'accord sur le principe avec un développement des énergies vertes, peu sont, en revanche, disposés à voir des éoliennes installées dans leur jardin.