Un projet d'ouverture de 10.000 postes de fonctionnaires au sein de l'USP (Universidade de São Paulo) et de l'Unesp (Universidade Estadual Paulista) a été déposé auprès de l'Assemblée, par le gouverneur de l'Etat de São Paulo.
Ces 10.000 postes, qui visent des fonctions d'enseignant-chercheurs et de personnel technique, ne correspondent pas tous des créations d'emploi. Dans la majorité des cas, il s'agit soit de remplacements suite à des départs à la retraite ou des démissions, soit de régularisations de contrats précaires. En effet, la loi brésilienne ne permet pas aux universités de remplacer automatiquement son personnel, comme un fonctionnaire qui décède. Il faut dans ce cas, créer un "emploi public", ce qui n'est possible qu'après approbation de l'Assemblée.
Les créations de poste à proprement dites permettront non seulement l'enseignement de nouvelles spécialités, mais aussi d'équilibrer la proportion du nombre de fonctionnaires par rapport au nombre d'étudiants dans les cours existants. Le quotidien "Folha de São Paulo" fait état de 3,23 étudiants pour un fonctionnaire en 2006, contre 1,71 en 1995.
Selon Carlos Vogt, secrétaire à l'Enseignement Supérieur, cette décision s'inscrit dans le contexte actuel de boom économique au Brésil. Le projet d'ouverture de ces 10.000 postes est en effet possible grâce à l'augmentation des recettes de l'ICMS (Impôt sur la Circulation des Marchandises et des Services), dont une part est ensuite reversée aux universités. Or, en juin dernier, la part de l'ICMS dédiée aux universités excédait de 220 millions de réais l'estimation qui avait été faite pour cette même période (soit environ 87 millions d'euros).