L'expertise est la raison principale pour laquelle Oslo a récemment été nommée l'une des 20 meilleures villes pour le développement des biotechnologies au niveau mondial.
"Convertir l'excellente recherche sur le cancer menée dans la région d'Oslo en meilleur traitement pour les patients est l'objectif principal du cluster sur le Cancer à Oslo (OCC)", explique son PDG, Bjarte Reve. Ce cluster s'est vu décerné le titre de Centre d'Expertise par le gouvernement norvégien en 2006. Il compte quelques 40 membres qui regroupent les autorités, les hôpitaux, les entreprises, les associations de patients et les institutions de recherche. 44 produits de traitement du cancer sont actuellement en cours d'essais cliniques.
Cet été, le magazine américain "Genome Technology" a couronné la région d'Oslo et l'OCC comme l'un des neuf clusters en matière de biotechnologie, nouveaux et émergeants, au monde. Aucun autre cluster européen ne figure dans la liste. "Nous sommes extrêmement heureux d'être inclus sur cette liste, notamment parce qu'elle classe la biotechnologie en général alors que nous ne nous occupons que du cancer, et parce que nous sommes une jeune structure établie en novembre 2006", note M. Reve. Il n'est certainement pas le plus grand cluster de biotechnologie, mais pour sa taille, les efforts pour développer les sciences biologiques en Norvège sont impressionnants.
L'OCC travaille pour réduire le temps qu'il faut pour développer des médicaments. Dans le marché actuel, la durée moyenne est de 13 ans à partir de l'idée d'un chercheur jusqu'à la commercialisation d'un médicament. Idéalement, ce délai devrait être réduit de moitié. L'OCC collabore étroitement avec l'hôpital Radium pour renforcer les éléments d'essais cliniques pour les médicaments. "Nous parrainons un poste de médecin dans l'unité des essais cliniques de l'hôpital Radium et collaborons avec l'hôpital sur une base générale pour rationaliser le processus des essais de prescription de médicaments. Raccourcir le temps nécessaire ne sera jamais au détriment de la sécurité", souligne M. Reve.
Pour la petite entreprise siRNAsense, "faire partie de la communauté norvégienne des biotechnologies pour la recherche sur le cancer, avec des liens étroits avec l'hôpital Radium et d'autres sociétés norvégiennes, est crucial", explique son directeur Hanne Mette Kristensen. "Cela nous donne un niveau de visibilité internationale que nous n'aurions jamais eu et nous avons l'occasion de rencontrer d'autres grandes entreprises avec lesquelles nous aurions eu des difficultés à entrer en contact".