Le Ministère de la Science et de la Technologie (DST) mise sur l'hydrogène et le développement des piles à combustibles comme un des secteurs clés de son plan de développement scientifique et technologique. Pour atteindre ses objectifs le DST compte sur les atouts miniers de l'Afrique du Sud dont le sous sol renferme 80% des réserves minières mondiales des métaux du groupe du platine (MGP) utilisés ainsi que le platine comme catalyseurs dans la production d'hydrogène à partir des dérivés du charbon.
Le plan hydrogène vise à répondre à 25% de la demande globale en catalyseurs à partir des MGP en 2020. Mais le plan vise également à tirer partie des connaissances développées en Afrique du Sud dans le domaine des réacteurs nucléaires thermiques à hautes température et refroidis par gaz caloporteurs, ainsi que la gazéification et liquéfaction du charbon pour développer de nouvelles technologies de production d'hydrogène.
Le plan hydrogène repose sur trois centres de compétence: - le centre de compétence en catalyse hébergé par le Mintek (Centre de recherche minières) et l'Université du Cap (University of Cape Town -UCT) chargé de développer les recherches sur l'hydrogène et les piles à combustible. - le centre de compétence pour l'Intégration / validation / qualification en ingénierie Système est localisée à l'UWCT (University of Western Cape) - le CSIR (Council for Scientific and Industrial Research) et la NWU (North West University) abritent le centre de compétence pour l'infrastructure hydrogène.
Le gouvernement sud africain investi la somme de 40 millions d'Euros sur trois ans, 80% réservés au développement technologique et à l'expertise et les 20% restant destinés à stimuler la participation du secteur privé notamment avec la participation d'entreprises telles qu'Anglo Platinum et Johnson Mathey.