Le Ministère de la Science et de la Technologie (DST) a rendu public un rapport de l'Human Research Council sur les moyens affectés à la recherche pendant l'exercice 2006-2007, rapport établi selon la méthodologie de l'OCDE (manuel Frascati).
Les dépenses de R-D en Afrique du Sud se sont élevées à 16,5 milliards de Rands (environ 1,65 Md d'Euros) pour l'année fiscale 2006/2007. Ces dix dernières années, le budget R-D a connu une progression constante pour passer de 0,60% du PIB en 1997 à 0,95% en 2006, un encouragement pour le gouvernement Sud africain qui s'est fixé l'objectif de 1% du PIB pour 2008/2009. L'Afrique du Sud se positionne entre le Brésil (0,82%) et la Fédération de Russie (1,08%), mais en termes de croissance elle est distancée par la Chine (1,22% en 2004 - 1,42% en, 2006) et se trouve encore loin de l'Europe des 27 (1,76%) et de la moyenne des pays de l'OCDE (2,26%).
Les sciences de l'ingénieur et technologiques représentent 20,9% du budget total suivies des sciences exactes et naturelles 20,3% puis des sciences médicales et sanitaires 15,1%, les sciences sociales et humaines représentent 11,0% soit une stagnation ou légère décrue par rapport aux années précédentes (10,9 ù en 2005, 11,8% en 2004). La recherche fondamentale, qui représente 18,6% des dépenses de recherche, a décru fortement ces dernières années, résultat d'une politique résolument orientée vers l'innovation technologique avec 46,3% du budget réservé au développement expérimental et 35,1% à la recherche appliquée.
Les entreprises réalisent 55,9% de toute la R&D sud africaine et contribuent à 51,3% de son financement. L'Enseignement supérieur contribue pour 20% et le gouvernement (centres de recherche) contribue pour 22,8% de la recherche alors qu'il en finance 33,9% et 10,6% proviennent de fonds d'origine étrangère, une légère décroissance comparée avec 2005 (13,6%). La recherche fondamentale représente 18,6% du budget de la recherche.
Les effectifs de la recherche sud africaine (chercheurs, techniciens, personnel administratif) se montent à environ 30.986 ETP (Equivalents Temps Pleins) parmi lesquels 18.572 sont des chercheurs contre 17.302 en 2005 et 14.129 en 2004. Il semble bien que la baisse des effectifs de constatée dans les années 2001 à 2004 soit enrayée et que l'on observe une récupération du capital humain. La proportion des femmes s'est encore accrue avec 39,7% contre 39,2% en 2005 (28% en France et en Europe).
Centre for Science, Technology and Innovation Indicators (CeSTII): NATIONAL SURVEY OF RESEARCH AND EXPERIMENTAL DEVELOPMENT 2006/07 - Prof. Michael Kahn : mkahn@hsrc.ac.za - Mr William Blankley : wblankley@hsrc.ac.za