Les autorités irlandaises viennent de créer un nouveau centre de recherche qui se spécialisera sur la nourriture fonctionnelle. Il s'agit d'aliments qui sont consommés avec pour objectifs non seulement d'apporter les nutriments à l'organisme mais aussi dans d'autres buts : soigner, prévenir des maladies, apporter des compléments... Ce centre baptisé NFFRC (National Functionnal Foods Research Centre) est pour l'instant sans murs, il associe plusieurs partenaires académiques : les universités de Cork (Alimentary Pharmabiotic Centre), de Limerick, de Dublin (UCD), le Teagasc, institut agronomique équivalent de l'INRA français. Des partenaires industriels sont également associés au projet : Carbery, Dairygold, Glanbia et le Kerry Group, entreprises irlandaises de l'agroalimentaire.
Le Centre bénéficie d'une dotation initiale de 20 millions d'euros par l'agence de développement économique Enterprise Ireland et se lance dans une phase de recrutement de 40 chercheurs. Plus de 100 postes supplémentaires pourraient être créés par la suite.
Dans un premier temps, les travaux porteront sur le lait qui constitue une priorité pour toute la filière agricole et agroalimentaire irlandaise. Plus particulièrement, les chercheurs vont essayer d'isoler, d'identifier, de caractériser, de formuler et de valider l'utilisation des dérivés bioactifs du lait. Par exemple, le lait contient des peptides qui peuvent agir comme facteurs de satiété et qui pourraient être ajoutés à des aliments pour lutter contre l'obésité. D'autres peptides peuvent avoir des propriétés antibactériennes pour lutter contre les infections. Les glucides du lait peuvent aussi être transformés en " probiotiques " pour favoriser la croissance de la flore intestinale et être ajoutés comme compléments à certains produits alimentaires pour exercer un effet bénéfique sur la santé. Enfin, le lait contient également des matières grasses comme les CLAs supposées aider l'organisme à produire les fameux oméga-3.