En Italie, chaque année sont diagnostiqués environ 44.000 nouveaux cas de tumeur à la prostate et ce taux est destiné à croître davantage. Ce cancer représente encore aujourd'hui la seconde cause de mortalité due au cancer chez l'homme, après le cancer des poumons.
Le secret de l'agressivité de la tumeur à la prostate se cache dans deux molécules, microRna-15a et microRna-16, contenues dans le cromosome 13. Normalement, elles freinent le développement du cancer, mais si elles se détériorent, la tumeur croît alors de façon incontrollée. Si par contre elles sont réintroduitent dans les cellules malades, elles les font mourir.
Cette importante découverte est le résultat d'une étude menée par un groupe de chercheurs italiens à l'Institut Supérieur de Santé, en collaboration avec l'équipe d'Urologie de l'Hopital San Giovanni Bosco de Turin et l'Institut d'oncologie Méditéranéen de Catagne. Cette recherche est menée par le Prof. Ruggero De Maria, directeur du département d'Hematologie, Oncologie et Médecine Moléculaire de l'Iss. Dans cette étude, publiée sur Nature Medecine, les scientifiques ont utilisé 40 échantillons de tissus tumoreaux, en se concentrant sur le role des deux micro-Rna. Ils ont ensuite utilisé l'ingénierie génétique, afin de chercher une thérapie efficace. Ces chercheurs ont démontré expérimentalement, sur des animeaux de laboratoire, qu'administrer ces deux molécules micro-Rna dans les cellules malades, permettent de les détruire.
Ces chercheurs se concentrent maintenant, sur la prochaine étape, qui est de permettre l'introduction des mirco-Rna dans les cellules, en procédant de la meilleure des façons possibles, et passeront ensuite aux tests sur l'homme.