Selon le ministère néerlandais de l'éducation, 17% seulement des étudiants partent effectuer une partie de leurs cursus universitaire à l'étranger. Un nouvel agenda pour l'enseignement supérieur - Het Grenzeloze Goed (le "bien sans limite") - a été défini afin d'accroître ce chiffre à 25% pour 2013. Le ministre Ronald Plasterk souhaite en effet stimuler et faciliter l'internationalisation de l'enseignement supérieur. Dans les cinq années à venir, 8 millions d'euros seront consacrés pour encourager les stages à l'étranger et 8.6 millions d'euros pour inciter les professeurs à enseigner en dehors des Pays-Bas. Le gouvernement soutiendra également les coopérations bilatérales avec les pays où les chercheurs et établissements qui ont le plus de difficultés d'accès, comme la Chine.
L'agenda explique également que les étudiants étrangers venant aux Pays-Bas contribuent à l'émergence d'une "classe internationale" profitable aux néerlandais qui peuvent ainsi connaître d'autre cultures. M. Plasterk veut renforcer cette dimension en développant un "Fonds international de pensée" : les banques néerlandaises prêtent aux étudiants ressortissants de pays hors de l'Espace économique européen, et le gouvernement s'en porte garant. Le ministre compte également réserver 2.8 millions d'euros pour l'amélioration des infrastructures et des services en direction des étudiants étrangers.
Plusieurs organisations du secteur de l'éducation (la VSNU, association des universités des Pays-Bas ; le HBO-Raad, association des universités de sciences appliquées des Pays-Bas ; et le LSVb, l'union nationale des étudiants), ont déclaré dans une réponse conjointe qu'ils partagent l'analyse et les priorités définies dans cet agenda. Cependant, elles critiquent le contraste existant entre le budget alloué et les ambitions affichées, ainsi que l'absence de vision interministérielle.