Le 12 décembre 2008 à Bruxelles, dans l'enceinte du Conseil européen, les 27 chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE ont confirmé les objectifs ambitieux du paquet Energie/Climat visant à réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre, à porter à 20% la part d'énergies renouvelables dans la consommation totale de l'UE et à réaliser 20% d'économie d'énergies à l'horizon 2020.
Si l'ensemble des partenaires européens se félicite aujourd'hui de l'adoption du paquet "Energie/Climat" les négociations sur les modalités de mise en oeuvre se sont poursuivies jusqu'au dernier jour du Conseil européen des 11 et 12 décembre 2008. Dans un contexte de crise économique et institutionnelle, un accord sur ces mesures contraignantes aurait pu rencontrer de plus grandes réticences pour son adoption. Mais le volontarisme des Etats membres, et l'énergie de la présidence française, ont permis de surmonter les difficultés. En effet, si des ajustements ont été décidés, l'objectif initial est resté intact.
Sur ce paquet législatif, la Slovaquie souhaitait une meilleure prise en compte des efforts accomplis en matière de réduction des gaz à effets de serre entre 1990 et 2005. De plus, elle était intéressée, comme d'autres pays d'Europe centrale et orientale, par une amélioration des mécanismes de solidarité dans l'attribution des droits à polluer. Initialement, la Commission avait proposé que 10% des droits soient réservés aux nouveaux Etats membres, finalement cette part sera portée à 12%. La Slovaquie, comme les autres Etats membres, s'est montrée pleinement satisfaite des compromis obtenus et du maintien des objectifs ambitieux du paquet. Dans ce cadre, la Slovaquie devra doubler son recours aux énergies renouvelables d'ici 2020 (objectif de 14%) et limiter l'émission de gaz à effet de serre de +13% pour 2020 par rapport à 2005 (les émissions ayant baissé de 20 à 30% entre 1990 et 2005, la Slovaquie possède une marge de progression dans ses émissions récentes).
Cet accord représente une avancée significative à plusieurs égards. Non seulement pour la préservation de l'environnement dans l'Union, mais aussi pour sa crédibilité et son action dans le monde en faveur de la protection de l'environnement. Ainsi, comme l'a déclaré le Président français, Nicolas Sarkozy : "l'Europe ne peut-être écoutée que si elle est exemplaire". Cet accord, qualifié d'historique par de nombreux observateurs, offrira à l'Union une position forte pour négocier un accord international ambitieux à Copenhague en décembre 2009. En ce sens, José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a déclaré : "Notre message à nos partenaires internationaux, c'est : 'Oui, c'est possible pour nous, alors oui c'est possible pour vous.' ('Yes we can and yes you can')".