La République tchèque voit grandir ses chances d'accueillir le laser grand ELI (Extreme Light Infrastructure). Elle considère avoir bon espoir de voir le projet ELI se concrétiser sur son sol. Pour se faire elle présente un certain nombre d'arguments, susceptibles d'emporter l'adhésion face aux autres pays candidats que sont la France, la Grande-Bretagne, la Hongrie et la Roumanie. Ainsi, La République tchèque met en avant l'expérience de ses chercheurs avec la technologie laser, un consortium d'institutions scientifiques, ayant un intérêt particulier pour l'ELI, et le grand nombre d'expériences réalisées dans ce secteur d'activité ces dernières années.
La Commission européenne avait confié au CNRS, avec une dotation de 6 millions euros, la coordination de la phase préparatoire du projet ELI, dont l'objectif est la construction d'un laser ultra-puissant d'ici 2013/2015. Le laser doit délivrer une impulsion de l'ordre de 200 petawatts (1), ce qui ouvrira la voie à une physique totalement nouvelle.
Cette infrastructure a été identifiée par le Forum stratégique européen sur les infrastructures de recherche comme l'une des grandes priorités en terme de grand équipement pour la recherche européenne. Unique au monde, cet équipement, dont le coût est évalué à 400 millions euros, aura pour mission de fournir aux scientifiques, ingénieurs et médecins, les puissances lasers les plus élevées, grâce à des impulsions ultra brèves. A vocation européenne, l'installation représentera une première : elle aura en son coeur le laser le plus puissant au monde et pourra fournir, pendant des temps extrêmement brefs, des puissances équivalentes à 100.000 fois la puissance produite par toutes les installations fournissant de l'électricité sur Terre.
Les applications associées à la lumière extrême sont particulièrement nombreuses, notamment dans les domaines de la santé, de la biologie, des sciences des matériaux ou de la radiographie X.
Les Tchèques ont déjà retenu deux sites candidats dans la région de Bohème centrale pour l'installation d'ELI (Bas-Brezany et Zlatnik Hodkovice). Si le projet est approuvé, l'Union européenne fournirait 260 millions euros. La décision est espérée cet été.
BE République Tchèque numéro 8 (26/02/2009) - Ambassade de France en République Tchèque / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/57959.htm