Des chercheurs de l'Université Laval viennent de mettre au point un procédé optique capable de mesurer le taux de lycopène contenu dans les tomates, sans les détruire.
Jusqu'à présent la méthode courante pour mesurer ces pigments rouges présents en concentration variable dans les fruits et légumes exigeait de les mettre en purée. Les chercheurs Martine Dorais, professeur associé à l'Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels et chercheur à Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), et ses collègues Alain Clément (AAC) et Marcia Vernon (Institut national d'optique) proposent dans un récent numéro du Journal of Agricultural and Food Chemistry un procédé non destructif.
Les tests effectués sur une centaine de tomates de différents cultivars révèlent que la signature lumineuse obtenue à l'aide d'un spectroscope permet de prédire avec un coefficient de corrélation de 0,98 la concentration en lycopène mesurée par analyses physicochimiques.
Cette méthode semblerait également prometteuse pour mesurer la concentration de pigments, de vitamines et de composés organoleptiques bénéfiques pour la santé mais aussi les composés néfastes comme les pesticides, les métaux lourds et les microorganismes.
"La spectroscopie offre donc la possibilité à l'industrie agroalimentaire d'avoir un outil d'évaluation de la qualité spécifique ou globale d'un fruit de façon très rapide, rigoureuse et non destructive" explique Martine Dorais.
Martine Dorais, Centre de recherche et de développement en horticulture, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Université Laval - Tél : +1 418-656-2131, poste 3939 - email : doraisma@agr.gc.ca