Les scientifiques chinois viennent de terminer une mise à niveau du collisionneur électron-positon (EPC). Celle-ci a duré 5 ans et a permis d'augmenter de 30 fois sa capacité, d'après le directeur de l'institut de physique des hautes énergies, Chen Hesheng.
Le premier collisionneur chinois, le Beijing Electron-Positron Collider (BEPC) a été terminé en 1988. Il a permis aux scientifiques de mener à bien une recherche de pointe dans les hautes énergies, indépendamment d'installations étrangères. Le BEPC était utilisé pour faire se heurter différentes particules comme les électrons, les protons ou les neutrons en leur fournissant de très hautes énergies.
L'institut de physique de l'Académie chinoise des Sciences a lancé ce projet de modernisation du collisionneur en 2004 avec un investissement de 640 millions de yuans (71 millions d'euros) pour répondre aux nouvelles demandes. Selon Chen Hesheng, sa nouvelle capacité est cinq fois plus importante que celle du collisionneur de l'université américaine de Cornell.