Les scientifiques chinois envisagent une mission d'alunissage pour 2025 et 2030. Dès 2017 la Chine sera en mesure de récupérer des échantillons lunaires par l'intermédiaire d'une sonde non habités. Ye Peijan concepteur en chef de la sonde lunaire chinoise sur le projet Chang'e [1], a signalé lors d'une conférence scientifique à Shanghai, les énormes progrès faits par la Chine, grâce au développement des sondes lunaires, sur les capacités à explorer l'espace extra-atmosphérique.
La Chine, avec son projet Chang'e, a débuté par une mission lunaire en 2007 avec une première sonde Chang'e-1 mise en orbite lunaire pour cartographier et modéliser en 3 dimensions certaines régions de la lune. Cette mission a fini le 16 mars 2009 par le désorbitage du satellite, clôturant ainsi la première phase du projet [2]. La Phase 2 débutera en 2010 avec le lancement prévu de la seconde sonde lunaire Chang'e-2 en orbite à 100 kilomètres d'altitude pour préparer l'alunissage de Chang'e-3. Chang'e-3 prévu pour 2012 constituera en l'envoi d'un véhicule rover automatique sur la lune. Il pourra se déplacer autour de son point d'alunissage et étudier le terrain. La particularité de cet alunissage est qu'il est prévu qu'il s'effectue en "douceur", à l'aide de rétro-fusées, tout comme les modules lunaires (LEM) du Programme Apollo. Le rover lunaire Chang'e 3 effectuera des travaux sur la surface de la Lune pendant trois mois. Les scientifiques travaillant à la préparation de la sonde ont décidé d'adopter la technique des isotopes pour le générateur d'énergie, à cause des nuits lunaires où la température peut descendre à -200°C.
La troisième phase de la mission, en 2017, sera de loin la plus complexe. La Chine devrait envoyer un vaisseau spatial pour récupérer des échantillons à la surface de la lune, et les ramener sur Terre. Ces derniers auront au préalable été analysés pour ne retourner que les plus intéressants. Selon le projet actuel, un échantillon de 2 kilogrammes pourrait être ramené.