Du 20 au 24 mai, s'est tenu à Washington le Congres International de Conservation Maritime (IMCC) réunissant scientifiques, politiques, chefs d'entreprises et membres de la société civile.
L'IMCC a pour mission de développer la science de la conservation et de sensibiliser le grand public, les medias et les acteurs politiques aux enjeux de sa mise en oeuvre. Cette année le Congrès a retenu comme slogan "Making Marine Science Matter" ("Faire que la science de la mer importe") et s'est articulé autour de quatre thématiques et cinq questions transversales, dont l'une d'entre elles concerne la pèche et pisciculture. C'est dans ce cadre que fut traitée la question de l'anchoveta, dont le Pérou est le premier producteur.
Ce poisson, riche en protéines et en acides gras comme l'oméga 3 et l'oméga 6, est principalement utilisé pour la production de la farine de poisson utilisée pour nourrir le bétail. Cependant, depuis 2006, sa consommation directe est passée de 0 à 100.000 tonnes par an.
L'anchoveta s'est ainsi constituée en élément clé pour la réflexion sur la sécurité alimentaire, car une consommation hebdomadaire de 500 grammes est suffisante pour couvrir les besoins nutritionnels d'une personne. L'anchoveta est donc devenu une ressource d'intérêt majeur pour l'éradication de la sous-alimentation qui intéresse le Pérou puisque les côtes péruviennes représentent l'habitat principal de ce poisson.