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BE Belgique 48  >>  4/06/2009

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Recherche
Les chercheurs de l'université de Liège ont découvert le mode de transmission et d'infection de l'Herpes Virus qui touche les carpes

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59366.htm

Les travaux de recherches menés à l'ULg sur la lutte contre l'Herpes Virus font à nouveau la couverture du Journal of Virology. En vérifiant l'efficacité de la protection du vaccin, Alain Vanderplasschen et son équipe, se sont rendu compte que la porte d'entrée du virus n'est pas les branchies mais la peau des poissons.

En mai 2008, les chercheurs liégeois du laboratoire d'Immunologie et de vaccinologie dirigée par le Pr. Alain Vanderplasschen ont déjà fait la "une" du Journal of Virology. Ce bulletin présente le résultat de recherche sur le clonage du génome de KHV sous la forme d'un chromosome artificiel bactérien, étape qui allait permettre à ce groupe de produire un vaccin efficace qui a été breveté par l'ULg (cf. "Une avancée prometteuse des chercheurs de l'Université de Liège pour lutter contre les ravages d'un virus sur les élevages de carpes", BE Belgique n°46 [1]).

L'Herpes Virus s'est propagé dans le monde entier. Il est à l'origine de maladies contagieuses et mortelles qui touchent les carpes koï et communes. Ce pathogène cause des désastres écologiques et économiques considérables. L'objectif des chercheurs est de développer des outils efficaces pour lutter contre ce virus mortel de la carpe.


Les chercheurs, ont testé la protection du vaccin, en créant un virus recombinant en insérant dans le génome du KHV un gène codant pour la luciférase, une enzyme responsable de la bioluminescence chez la luciole. Lorsque le virus, génétiquement modifié pénètre dans une cellule, il provoque l'expression de la luciférase et ainsi l'émission de la lumière par la cellule infectée. Cette technique permet de vérifier si les individus vaccinés profitent d'une protection absolue contre le virus.

Les chercheurs ont expérimenté une machine, appelée "Ivis" ("In Vivo Imaging System"), elle examine le niveau de protection qu'offre le vaccin. Ivis est composée d'une chambre noire et munie d'une caméra ultrasensible à la lumière. Ce système détecte la lumière émise à l'échelle d'une seule cellule infectée. L'opération consiste à anesthésier les poissons mis en contact avec le virus, à les placer au sein de la chambre noire et de récolter ensuite les "clichés" des koïs pris dans l'obscurité.

Après avoir analysé les clichés, les chercheurs ont remarqué que le vaccin prévient non seulement les koïs du développement de la maladie mais également de l'entrée du virus dans leur organisme. Comme l'Ivis n'a détectée aucune luminescence chez les individus vaccinés, cela démontre que le virus recombinant n'a pas réussi à infecter une seule cellule de ces poissons. La protection du vaccin est donc irrévocable. Au vu de l'efficacité du vaccin, on peut imaginer qu'il aura un impact écologique et économique considérable.

L'équipe du Pr. Alain Vanderplasschen, à également mis au point un système ingénieux, "U-Tube". Ce procédé a été inventé par le professeur dans la mesure d'affirmer l'hypothèse. Il a permis à l'équipe de faire agir le virus en l'introduisant par voie cutanée en limitant l'exposition du virus à la partie postérieure du corps du poisson.

Le fait que le KHV entre par la peau des carpes contribue probablement à la grande contagiosité de la maladie. Le professeur Alain Vanderplasschen souligne le fait que les poissons infectés se frottent aux autres poissons probablement à cause du prurit induit par la multiplication du virus dans la peau. Les poissons non ébranlés mangent les lésions cutanées de leurs congénères malades. Cette observation appuie la thèse de la transmission par voie cutanée du KHV.

Les chercheurs se penchent actuellement sur la question du mucus. Aujourd'hui, l'équipe tentent de tester si la perte du mucus facilite l'entrée du virus. De plus le laboratoire du Pr. Vanderplasschen étudie un ensemble de gènes du virus pour déterminer leurs fonctions biologiques.

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Pour en savoir plus, contacts :

- [1] "Une avancée prometteuse des chercheurs de l'Université de Liège pour lutter contre les ravages d'un virus sur les élevages de carpes" - BE Belgique 46 (7/08/2008) : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55588.htm
- Département Relations extérieures & Communication, Place du 20-Août 7, B-4000 LIEGE - Tél : +32 (0)4 366 52 17-18

Code brève
ADIT :
59366

Source :

Université de liège, et Journal of Virology (parution avril 2009) - http://www.ulg.ac.be/cms/c_227330/sauver-la-peau-des-carpes

Rédacteur :

Hayate Ouzzedi - hayate.ouzzedi@diplomatie.gouv.fr

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Origine :

BE Belgique numéro 48 (4/06/2009) - Ambassade de France en Belgique / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59366.htm
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