La version révisée de la loi sur les questions pharmaceutiques, votée il y a trois ans, vient d'entrer en vigueur au Japon le 1er Juin 2009. L'amendement concerne la distribution des médicaments vendus sans ordonnance, dont le marché représentait plus de mille milliards de yens en 2008. Ces médicaments sont désormais classés en trois catégories : - la catégorie 1 regroupe les remèdes présentant les effets secondaires potentiels les plus sérieux - la catégorie 2 inclut des médicaments à risque intermédiaire tels que l'aspirine, un certain nombre de produits contre le rhume, des remèdes galéniques (i.e., élaborés à partir de plantes) traditionnels... - la catégorie 3 comprend les substances dont l'utilisation présente des risques minimes : vitamines, bains de bouche...
Jusqu'au 1er Juin, seul un pharmacien pouvait vendre des médicaments sans prescription. Désormais, ce n'est plus le cas que pour les remèdes de catégorie 1. En effet, la vente de médicaments de catégories 2 et 3, qui représentent 90% du marché, peut maintenant être effectuée par des vendeurs agréés, une qualification créée pour l'occasion qui peut être obtenue en passant un examen auprès des autorités préfectorales.
Cette dérégulation permet aux Japonais de trouver beaucoup de médicaments utilisés couramment directement dans les supermarchés et dans les convenience stores, établissements de proximité souvent ouverts 24h/24. Cependant, une partie de la nouvelle loi suscite la controverse. En effet, pour des raisons de sécurité, la vente à distance - e.g., par téléphone ou en ligne - ne sera plus possible que pour les médicaments de catégorie 3. Ce point pose problème à certaines entreprises qui réalisent la majeure partie de leurs ventes par correspondance ainsi qu'à des patients qui ne peuvent pas se déplacer pour leurs achats. Le gouvernement a pour l'instant repoussé de deux ans la mise en application de cette mesure pour les personnes qui vivent sur des îles difficiles d'accès ou commandaient des remèdes à distance avant le 1er Juin.