Selon la revue du problème publiée en 2003 par le bulletin de la Royal Society of Chemistry (cf. "pour en savoir plus" en fin d'article), les premières mentions de fougères comme accumulateurs d'arsenic datent d'un article de Ma et al dans Nature en 2001. Le China daily du 3 juin 2009 publie un long entretien avec Chen Tongbin, spécialiste des sols à la CAS (académie chinoise des sciences), aux termes duquel ce chercheur, après de longues années de travaux, avait mis au point une remédiation des sols pollués à l'arsenic dès 1999. Chen continue ses recherches sur le sujet mais ses découvertes sont aussi utilisées opérationnellement, par exemple dans le Hunan, à proximité de sites miniers qui ont entraîné dans un rayon de 30 à 40 km de fortes pollutions réduisant à néant la fertilité des sols cultivés.
Les sols sont dépollués en 5 ans par la culture de Pteris vittata L (en Français Ptéris rubané), une fougère de la famille des Pteridacae. Chen et son équipe ont perfectionné la méthode en intercalant des rangs de fougères et des rangs de cultures de rente dès la deuxième année du traitement.
Selon le ministère chinois de la protection de l'environnement, la pollution des sols cultivables est un problème majeur en Chine : par exemple 10% des sols seraient plus ou moins touchés par une pollution aux métaux lourds. Une enquête sur la pollution des sols a été lancée en 2006 afin de disposer d'éléments objectifs sur les pollutions aux métaux lourds, aux résidus de pesticides et aux POP (polluants organiques persistants). Selon un des experts de ce ministère cité par le China Daily, le marché de la remédiation des sols pollués par la culture de plantes accumulatrices pourrait bientôt représenter un montant de 2.8 millions d'euros par an en Chine.