Un groupe de scientifiques menés par Stanislav Zagrebelny, Professeur à l'Université d'Etat de Novossibirsk, a développé de nouveaux virucides basés sur des nanoparticules dérivées du dioxyde de titane (TiO2), capables de pénétrer dans une cellule et détruire sélectivement des agents pathogènes.
On sait que les virus se propagent à l'intérieur des cellules non seulement pour sa reproduction, mais aussi pour son autoprotection en cas d'influences externes. Un médicament efficace devrait pénétrer dans la cellule et détruire sélectivement le génome du virus sans empoisonner l'organisme entier. Les chercheurs basés à Novossibirsk ont décidé d'utiliser le dioxyde de titane à cette fin et ont synthétisé des nanoparticules de TiO2 d'une taille de 4-5 nm. Ils ont mélangé ces particules avec des cellules infectées dans une concentration et placé le tout sous un incubateur à 25°C. Des échantillons ont été prélevés à des périodes précises, afin d'étudier l'évolution de la réaction. Le nombre et l'état des unités virales ont été évalués grâce à un microscope électronique. Après 30 minutes d'incubation, tous les virions [1] ont montré des dégâts au niveau de l'enveloppe. Après deux heures, ils ont été déformés, leur structure a été endommagée, les enveloppes ont été rompues et le contenu était répandu. Après 4.5 heures, la solution contenait en grande partie des particules virales détruites.
Ayant confirmé que le dioxyde de titane est capable de destruction efficace de virus, les chercheurs ont continué leurs études. Leur étape suivante était le développement de la technologie des médicaments qui pourraient efficacement pénétrer dans la cellule infectée du virus. Les chercheurs ont créé des nanocomposites constitués de nanoparticules de TiO2 combinées avec des oligonucléotides [2]. Ces structures avaient la capacité de pénétrer dans les cellules sans un impact supplémentaire et se concentrer dans le cytoplasme [3]. Les chercheurs pensent que les composés créés peuvent servir de base pour de nouveaux " virucides " car ils sont efficaces et non-toxiques.
Selon les chercheurs, un bon effet thérapeutique exige l'optimisation de la nature des réactifs et les conditions de leur utilisation. Les chercheurs espèrent que les récents événements de biologie moléculaire et la biotechnologie permettront d'atteindre ce but.