Valéri Chiller, professeur à la chaire des Convois mobiles des voies ferrées électriques de l'Université d'Etat des moyens de communication d'Omsk, a présenté des propositions résumant son savoir faire sous l'intitulé "roue souple". Son invention est de nature, selon lui, à accroître la vitesse des convois ferroviaires, améliorer l'exploitation des roues et des plateformes et diminuer les dépenses d'énergie.
Son invention, sans égale au monde, implique une modernisation radicale de ce que l'on appelle l'essieu monté (l'essieu et les deux roues), dont la conception n'a guère varié depuis 170 ans. Valéri Chiller propose d'ajouter une couche intercalaire de résine sur les roues et de rendre ces dernières indépendantes l'une de l'autre. Cela autorisera un déplacement beaucoup plus souple, un remorquage plus efficace, la résistance des matériaux lors du déplacement étant ainsi, selon lui, diminuée de moitié.
Le chercheur russe donne une idée de l'efficacité de la technologie qu'il propose: "Si d'Omsk à Novossibirsk (un parcours plat) une locomotive électrique tire aujourd'hui 6.000 tonnes, elle pourra en tirer 12.000". Cette "roue souple" ne constitue qu'une partie du projet "Système de transport souple à grande vitesse" qui, selon ses concepteurs, permettrait de diminuer les dépenses pour le transport du fret et donc, au final, leur coût, autrement dit d'influer de manière substantielle sur l'économie du pays. Les auteurs du projet souhaitent également contribuer au développement des entreprises de leur région, qui pourraient être impliquées dans sa réalisation. Il s'agit d'un projet coûteux, reconnaissent-ils, mais auquel les Européens et les Japonais s'intéressent déjà. Ce qui n'empêche pas ses concepteurs de miser sur un soutien de la part de l'Etat.