Une équipe de génie mécanique de l'Université Laval a mis au point un nouveau type de bioréacteur répliquant le plus fidèlement possible le comportement des valves cardiaques naturelles. Grâce à ce système, de nouvelles valves pourront être testées ou préparées en vue d'une greffe dans des conditions s'apparentant à celles existant dans le corps humain. "Notre bioréacteur possède deux grandes qualités par rapport aux modèles existants, résume le professeur Jean Ruel. Il reproduit fidèlement les conditions physiologiques réelles et son design a été simplifié au maximum ce qui nous permet de maintenir les valves dans un environnement stérile pendant des mois."
Ce bioréacteur est composé d'une pompe actionnée à l'aide d'air comprimé, permettant le contrôle des contractions, un compartiment de verre sous pression permettant d'ajuster la tension artérielle, de la tuyauterie dans laquelle circule un liquide physiologique stérile, et une section où la valve de remplacement à l'étude est installée. "Plus une valve est cultivée dans un milieu qui s'apparente à celui dans lequel elle va être greffée, meilleurs sont les résultats, explique le professeur Ruel. Notre bioréacteur permet d'augmenter graduellement le débit et la pression afin de bien préparer la valve aux conditions physiologiques qu'elle devra affronter."
Les courbes de débit et de pression obtenues lors des essais correspondent bien à celles produites normalement par un coeur humain. Les conditions peuvent être modifiées à volonté en fonction des particularités du patient.