Le Premier Ministre japonais Tarô Asô a annoncé mercredi 10 juin 2009 lors d'une conférence de presse, ses objectifs à court terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Fin mai de cette année, le gouvernement avait déjà annoncé qu'il envisageait de réduire de 14% d'ici 2020 les émissions par rapport au niveau de 2005 (soit environ 7% par rapport à celui de 1990). Le 10 juin dernier, le Premier Ministre est revenu sur ces objectifs pour les augmenter d'un point, tablant ainsi désormais sur une réduction de 15% par rapport à 2005 (environ 8% par rapport à 1990).
Monsieur Asô a précisé qu'il comptait s'appuyer sur des mesures d'économie d'énergie pour atteindre ces objectifs, en encourageant notamment les productions d'électricité solaire (multiplication par 20 de la capacité actuelle de production) et hydrolique, en mettant en place des aides à l'achat de véhicules propres (objectif affiché d'un véhicule neuf sur deux équipé d'un moteur hybride), ou encore en renforçant la réglementation sur les économies d'énergie des habitations. Il est à noter que l'aborption des gaz par les forêts ou encore l'achat de droits d'émission à des pays étrangers comme le prévoit le protocole de Kyôto ne seront pas pris en compte dans le calcul de ces 15%.
Pour rappel, l'Union Européenne s'est engagée sur une réduction d'ici 2020 de 20% par rapport au niveau 1990 (30% si d'autres pays prennent des engagements similaires lors de la conférence de Copenhague en décembre 2009). Les Etats-Unis n'ont pas encore donné de chiffres officiels mais la chambre des représentants semble se diriger vers un objectif de réduction d'ici 2020 de 17% par rapport au niveau de 1990. D'autre part, plusieurs ONG internationales ont estimé le 8 juin 2009 à Bonn (en marge des négociations menées sous l'égide de l'ONU) que les pays riches devaient s'engager lors du sommet de Copenhague à réduire d'ici 2020 de 40% leurs émissions par rapport au niveau de 1990.
Pour rappel également, le précédent gouvernement Fukuda avait fixé les objectifs de réduction d'émission de gaz à effet de serre d'ici 2050, comprise entre 60 et 80% par rapport au niveau de 1990.