En 2008, l'indicateur conjoncturel de fécondité du Japon a atteint la valeur de 1,37 enfants par femme. C'est la troisième année qu'il remonte après avoir atteint sa valeur la plus basse. Il était en effet de 1,26 en 2005, de 1,32 en 2006 et de 1,34 en 2007. Rappelons que l'indicateur conjoncturel de fécondité, selon la définition de l'INSEE, est la somme des taux de fécondité par âge observés une année donnée. Il mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés. Le seuil de renouvellement des générations, valeur pour laquelle une population se maintient, correspond à une valeur de 2,1.
On a également compté 1.092.000 naissances, soit 2000 de plus par rapport à 2007. Les nombres de naissances d'un premier ou d'un deuxième enfant ont diminué ; par contre, le nombre de naissances dans les familles comprenant déjà au moins deux enfants a augmenté de 3%. Ces chiffres sont cependant à nuancer. Selon le ministère, les naissances supplémentaires s'expliquent surtout par le fait que 2008 était une année bissextile.
Par ailleurs, la mortalité a atteint un chiffre record de 1,14 million. En conséquence, pour la deuxième année consécutive, la population du pays a décru, puisqu'on compte 51.000 japonais de moins qu'en 2007. Elle continue également à vieillir : les enfants âgés de moins de 15 ans représentent maintenant 13% de la population, une proportion qui diminue depuis 35 ans. Au contraire, 22,5% de la population est désormais âgée de plus de 60 ans.
Cette situation représente un problème préoccupant pour le Japon. En effet, le vieillissement de la population entraine une augmentation des dépenses de santé et, à terme, une diminution de la force de travail du pays, même si l'âge de la retraite est graduellement repoussé. En début d'année, le premier ministre japonais, Monsieur Tarô Asô, a annoncé plusieurs mesures visant à promouvoir une hausse des naissances, notamment l'augmentation des allocations familiales, la gratuité des consultations prénatales, la création de nouvelles unités de soins néonatals, ainsi que la création de 150.000 places en garderie d'ici à l'année fiscale 2010.