Le consortium européen F3 Factory ("Flexible, Fast and Future Factory") rassemble 25 industriels de la chimie en vue de la mise au point de procédés de production compétitifs, en cohérence avec les critères de développement durable. Ces procédés concernent notamment les polymères sans solvant, les agents de surface de nouvelle génération [1], la formulation [2] pour les industries pharmaceutique et cosmétique et la valorisation des matières premières renouvelables. D'une durée de quatre ans, ce projet dispose d'un budget de l'ordre de 30 millions d'euros, dont 18 millions proviennent de l'Union européenne dans le cadre du 7ème PCRD. L'objectif est de développer de façon méthodique une fabrique (F3 factory) modulaire et exploitée en continu, de standardiser les procédés correspondants et d'en faire la démonstration pour des produits concrets.
Lors de la cérémonie d'ouverture de F3 Factory le 8 juin 2009, les partenaires se sont retrouvés à Bayer Technology Services à Leverkusen en Allemagne. L'entreprise technologique du groupe Bayer est chargée de la coordination du projet sur une durée de 4 ans. Selon Achim Noack, directeur de Bayer Technology Services GmbH, "nous sommes aujourd'hui aux portes d'une coopération innovante, et peut-être même révolutionnaire, pour l'industrie chimique en Europe. Car F3 Factory rassemble un énorme savoir-faire en termes de processus provenant de l'industrie et de la recherche, unis au sein d'un consortium unique. Et ce projet témoigne de la force d'innovation d'un secteur clé pour toute l'Europe."
"Des concepts innovants d'intensification des procédés augmentent considérablement l'efficacité en énergie et en ressources, ce qui mène à une fabrication de substances à meilleur marché et plus écologique pour la chimie lourde et fine, ainsi qu'à de nouveaux produits à haute valeur ajoutée", explique Herbert von Bose, directeur des technologies industrielles à la direction générale pour la recherche de la Commission européenne. D'après les calculs du consortium, l'industrie chimique pourrait économiser environ 3,75 milliards d'euros uniquement par la transformation d'installations de production actuelles suivant le concept de F3 Factory et également s'ouvrir de nouveaux marchés.
Les universités allemandes participant au projet sont l'Université technique de Dortmund, l'Université technique de Rhénanie du Nord-Westphalie (RWTH) à Aix-la-Chapelle, l'Université de la Ruhr à Bochum, le Centre de recherche de Karlsruhe (FZK) et l'Université de Paderborn.