Le mercure (Hg) est émis sous forme gazeuse dans l'atmosphère par les centrales thermiques alimentées par des fuels fossiles, les raffineries et les incinérateurs des résidus et peut ensuite polluer les sols et les eaux. Afin de réduire la contamination de l'environnement et les risques sanitaires associés, la détection et la mesure précise du mercure sont devenues des priorités pour les industries émettrices comme les centrales thermiques au charbon et les raffineries d'aluminium. Cependant, la précision des mesures peut être contrariée par la présence d'autres substances relâchées simultanément par les usines telles que des composés organiques volatiles, l'ammoniaque et la vapeur d'eau.
Un détecteur capable de mesurer précisément les concentrations et suffisamment robuste pour être utilisé dans un contexte industriel a été développé par des chercheurs de l'Université RMIT à Melbourne. Leur méthode consiste à modifier une surface en or de façon à augmenter considérablement l'absorption des vapeurs de mercure. Les procédés électrochimiques développés à la RMIT permettent d'obtenir des nanostructures en pointe créant une surface 180 fois plus sensible que les surfaces non modifiées. Les surfaces ainsi créées sont alors utilisées en combinaison avec des technologies existantes telles que les microbalances à cristaux de quartz pour déterminer les concentrations de mercure dans l'atmosphère.
Les capteurs ne sont pas affectés par les gaz présents dans les effluents et leur fonctionnement a été testé avec succès à des températures extrêmement élevées, sur de longues périodes.