L'institut de physique nucléaire du sud-ouest, situé dans la ville de Chengdu, a réalisé une opération en haut confinement pour la première fois en Chine avec le supraconducteur tokamak HL-2A avec une configuration de divertor [1].
Le principe de la fusion nucléaire par confinement magnétique réside dans le fait que les lignes de champ magnétique confinent efficacement le plasma très chaud et très dense pour produire des réactions de fusion nucléaire contrôlées. Sur une opération en faible confinement, la taille de la machine doit être importante, les techniques de chauffage et de contrôle sont très délicates, ce qui rend le coût de construction et de l'opération très élevé. Le mode haut confinement est une technique essentielle pour réaliser l'exploitation énergétique de la fusion nucléaire. Ce mode est aussi appliqué dans le projet ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor). Actuellement, les Etat-Unis, le Japon et l'UE utilisent ce mode dans certains de leurs dispositifs.
Réaliser l'opération en haut confinement demande simultanément un haut niveau de chauffage, de contrôle (configuration, densité, impuretés...), de courant, un traitement spécifique de la paroi du dispositif, une extraction de la vapeur et un diagnostic du divertor. Ces dernières années, l'institut de physique du Sud-Ouest a beaucoup orienté ses recherches sur la réalisation d'un mode de haut confinement.