L'ADN d'une personne est souvent endommagé par différents contaminants chimiques. S'il n'est pas réparé correctement, cela peut conduire au développement de cancers et autres maladies. Au sein d'une collaboration internationale, Chris Le et Michael Weinfeld, chercheurs de l'Université de l'Alberta, ont mis en évidence les mécanismes permettant de reconnaître et réparer l'ADN endommagé.
Pour comprendre les premières étapes de ce processus, les scientifiques de la faculté de médecine de l'Université de l'Alberta ont utilisé une nouvelle technique de bio-analyse permettant de suivre dynamiquement les interactions biomoléculaires. Ils ont ainsi découvert que les protéines qui initialement détectent l'altération de l'ADN amplifient les dommages en repliant et en séparant les deux brins de l'ADN autour du site concerné. Cela facilite ensuite l'intervention d'autres protéines qui reconnaissent et coupent la partie endommagée de l'ADN. La cellule peut alors réparer la partie supprimée en utilisant comme modèle la moitié saine de l'ADN.
Cette étude, à paraître dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, a été menée sur la bactérie E. Coli, mais peut être appliquée à d'autres cellules. Elle ouvre de nombreuses perspectives et pourrait conduire à des améliorations dans le traitement du cancer et d'autres maladies.
- DNA Wrapping is required for DNA damage recognition in the E. coli DNA nucleotide excision repair pathway, Wang, H.; Lu, M.; Tang, M.-S.; Van Houten, B.; Ross, J.B.A; Weinfeld, M.; Le, X.C., Proceedings of the National Academy of Sciences USA, sous presse. - U of Alberta study discovers how proteins help repair DNA, Genetic Engineering & biotechnology News, 15 juin 2009, http://www.genengnews.com/news/bnitem.aspx?name=56352605&chid=0