Des scientifiques du programme Ovarian Cancer Research (OvCaRe) de l'Agence du Cancer de Colombie Britannique et du "Vancouver Coastal Health Research Institute" ont découvert que les tumeurs des cellules de granulosa, une forme rare et non traitable du cancer des ovaires, présentaient une seule erreur dans leur code génétique : sur les trois milliards de paires de nucléotides formant ce code, une seule, toujours la même, est incorrecte.
L'auteur de cette étude publiée dans l'édition en ligne du New England Journal of Medicine du 10 juin est le Dr. David Huntsman. Elle ouvre des perspectives nouvelles pour le diagnostic et la thérapie pour ce type de cancer et elle montre clairement la puissance des nouvelles techniques de séquençage de l'ADN pour la médecine clinique. Dans un passé récent, la plupart des études analysant la séquence génomique d'une tumeur se concentraient seulement sur quelques-uns des 20.000 gènes présents dans le génome humain. Grâce à une étroite collaboration avec le Centre des Sciences du Génome de l'agence du Cancer de Colombie Britannique, les chercheurs de l'OvCaRe ont pu profiter des machines de séquençage et des programmes bio-informatiques d'assemblage des résultats de dernière génération pour analyser dans son ensemble le génome des cellules cancéreuses.
"Cette étude, véritable tour de force, révèle toute la puissance de l'approche génomique du cancer, en particulier pour les tumeurs rares" relève le Dr. Michael Birrer, Professeur à l'école de médecine de Harvard (Massachusetts, USA) et directeur du département d'Oncologie/Gynécologie à l'Hôpital Général du Massachusetts.