Médecine/Santé/Alimentation Les conditions de travail des femmes enceintes influent sur le risque de bébés nés avec un poids insuffisant ou de naissances prématurées
Une étude menée par des chercheurs de 'University College Dublin' (UCD) en Irlande et de l'INSERM en France, récemment publiée dans le 'British Journal of Obstetrics and Gynaecology' vient de montrer que les femmes enceintes, qui travaillent durant de longs horaires, en horaires alternés, avec des contrats temporaires ou qui ont un travail particulièrement physique, présentaient des risques accrus d'accoucher de bébés en sous-poids ou prématurément.
L'étude a porté sur 676 femmes enceintes qui travaillaient au moment de la première visite prénatale et qui ont accouché d'un bébé unique. Les résultats ont montré que le travail particulièrement physique était un facteur de risque important pour le bébé d'être en sous-poids (<2,5kg), et que les contrats de travail temporaire étaient un facteur de risque pour les naissances avant terme en raison du stress et de l'anxiété induits par cette insécurité professionnelle. Les longs horaires de travail (plus de 40 heures par semaine) et les horaires alternés sont quant à eux associés aux bébés de faibles poids (<3kg). L'étude a également montré l'effet cumulatif des facteurs de risques. Les femmes présentant au moins deux de ces conditions voient les risques accrus de naissance prématurée ou de bébés en sous-poids.