Une collaboration internationale entre des chercheurs de 'Trinity College Dublin', de 'Keio University' à Tokyo au Japon, de 'University of Dundee' au Royaume-Uni, du 'Jackson Laboratory' à Bar Harbor, et de 'University of Washington' aux Etats-Unis et de l'hôpital 'Our Lady's Children's' à Dublin en Irlande a permis de développer un nouveau modèle animal qui reproduit les mutations génétiques à l'origine de l'eczéma humain. Les résultats de cette recherche viennent d'être publiés dans Nature Genetics.
Un enfant irlandais sur cinq souffre d'eczéma et présente des prédispositions à soufrir d'autres formes d'allergies, en particulier d'asthme. Des membres de cette collaboration internationnale avaient déjà identifié qu'un cas sur deux d'eczéma sévère de l'enfant était à associer aux mutations du gène appelé Filaggrine, permettant la synthèse de la protéine du même nom. Cette dernière est un composant important de la couche protectrice de la peau.
Dans cette nouvelle étude, l'équipe a identifié un mécanisme de mutation génétique chez la souris identique à celle identifiée précédemment chez les enfants. Des études immunologiques sur la souris ont révélé que ce défaut du gène Filaggrine menait à une perte d'intégrité de la barrière que constitue la peau, la rendant perméable aux allergènes et menant à des inflammations allergiques de la peau, comparables à ce qui a pu être observé avec l'eczéma humain et les maladies allergiques associées.
Ce nouveau modèle devrait permettre l'exploration des causes du développement de l'asthme dû à l'eczéma et à plus long terme contribuer au développement de nouvelles thérapies.