Une équipe de chercheurs du NIMS [1], soutenue par la JST [2], a réussi à créer des nanoparticules de platine dont la forme rappelle celle des confiseries japonaises kompeitô (bonbon à l'aspect d'une boule bosselée). Leur surface (55m2/g) s'en retrouve nettement supérieure à celles des nanoparticules, nanofibres ou nanotubes jusque-là crées (30m2/g).
Le platine est très utilisé, notament comme catalyseur (pot catalytique de voiture) ou électrode dans des piles. L'augmentation de la surface de contact de ces nanoparticules permettra de réduire les quantités, et donc les coûts, de ces différentes applications.
Les chercheurs expliquent qu'en ajoutant un réducteur dans une solution contenant un tensioactif (chaîne de polypropylène oxyde), des ions platine et un solvant, on obtient en une dizaine de minutes des nanoparticules qui présentent cette forme particulière. Le rendement chimique de la réaction est de 100%. On peut en outre, en jouant sur les dosages du réducteur, obtenir une solution contenant des nanoparticules bien distinctes, à diamètres réguliers. On peut également faire varier la taille des cristaux obtenus. Ces derniers ont une structure cubique à faces centrées. Ils offrent notamment une grande résistance aux hautes températures (jusqu'à 250°).
Par ce même procédé, on peut facilement allier le platine à d'autres métaux tels que le ruthénium, le palladium, le nickel ou le cobalt. Les chercheurs espèrent arriver à concevoir des structures de nanoparticules métalliques sur mesure.