Un manque de sérotonine, dite "hormone du bonheur" au niveau du cerveau retarde le développement des souris à la naissance et en fait de mauvaises mères à l'âge adulte. Ces résultats du Dr. Alenina, Dana Kikic et du Prof. Bader du Centre Max Delbrück de médecine moléculaire (MDC) à Berlin Buch ont fait l'objet d'une publication dans la revue PNAS du 23 juin 2009 [1]. Les chercheurs ont observé que l'hormone sérotonine n'est pas indispensable dans le cerveau pour la survie de l'animal. Ils ont également confirmé qu'il existe deux voies de synthèse de la sérotonine bien distinctes : un gène est responsable de la production de sérotonine dans le cerveau, un autre pour la production de l'hormone dans le corps.
Les chercheurs ont créé des souris knock-out [2] en altérant le gène Tph2 dans le but d'étudier sa fonction dans le cerveau. Le gène Tph2 codant pour l'enzyme tryptophane hydroxylase (TPH) elle-même à l'origine de la synthèse de sérotonine, les souris knock-out ne produisent plus du tout de sérotonine au niveau du cerveau. Elles sont pourtant viables et la moitié atteint l'âge adulte. Elles ont cependant besoin de plus de temps de sommeil pendant la journée et des modifications sont observées par rapport à la respiration, à la température corporelle et à la pression sanguine. Les femelles sont fertiles et produisent suffisamment de lait pour leurs petits. Cependant, elles les négligent de telle façon qu'ils ne survivent pas.