Un nouveau centre national de recherche sur l'évolution humaine a été inauguré au début du mois de juillet à Burgos, par la Reine Sofia et la Ministre de la Science et de l'Innovation espagnole, Cristina Garmendia, en personnes. Il s'agit du CENIEH ou Centro Nacional de Investigación sobre la Evolución Humana, littéralement, centre national de recherche sur l'évolution humaine. Offrant les installations les plus avancées d'Espagne pour la recherche archéologique, ce centre a pour vocation d'impulser et de soutenir des fouilles contribuant à l'étude de l'évolution humaine durant le Pliocène et le Pléistocène, ainsi que de restaurer et conserver les découvertes. A peine inauguré, ce nouveau centre fait déjà parler de lui : la scientifique qui a découvert l'humérus dans la Sierra del Elefante, Gala Gómez, fait partie du CENIEH (voir "Atapuerca : le plus ancien cas de cannibalisme?") !
Malheureusement, les derniers articles de la presse ne prédisent pas un long et paisible avenir au CENIEH : un nombre important de ses chercheurs, dont certains très renommés, exigent le remplacement immédiat du gérant du centre, Enrique Plaza. Ce dernier est accusé de ne pas donner priorité à la recherche scientifique, ce qui aurait pour conséquences des retards dans le recrutement d'indispensables spécialistes et dans l'équipement des laboratoires en matériel scientifique complémentaire, au profit par exemple d'une salle de réunion démesurée, qui serait plutôt digne d'une multinationale que d'un centre national de recherche. La demande est à prendre au sérieux puisque le directeur même du centre, José Maria Bermúdez de Castro, excédé par ces problèmes de gestion, aurait posé sa démission auprès du Ministerio de Ciencia e Innovación...