Suite à l'annonce le 13 janvier 2009 du lancement d'une politique nucléaire en Pologne, le gouvernement a nommé le 19 mai Mme Hanna Trojanowska plénipotentiaire pour l'énergie nucléaire avec rang de sous-secrétaire d'Etat au ministère de l'économie. Mme Trojanowska occupait depuis 2007 le poste de Directrice du Département des affaires internationales et des nouvelles technologies du principal groupe producteur d'électricité en Pologne (PGE), pour lequel elle travaillait depuis 1997.
Née le 14 juin 1958 à Bydgoszcz (région de Couïavie-Poméranie), Mme Trojanowska est diplômée de la Faculté d'énergétique de l'Ecole polytechnique de Prague, République Tchèque, cursus complété en 2004 par des Etudes post-universitaires de management à l'Ecole supérieure de commerce de Varsovie (SGH). Au début de sa carrière (1982 à 1991), Mme Trojanowska a travaillé au projet électronucléaire polonais, en tant que responsable des systèmes de contrôle et des études sur les centrales nucléaires du Bureau des études et des projets énergétiques de Varsovie " Energoprojekt ". Après l'abandon en 1991 du programme électronucléaire polonais, elle a travaillé pour la " Fondation pour la préservation de la qualité de l'air " à Varsovie de 1991 à 1997. En parallèle, elle a gardé un contact avec l'atome en travaillant pour "Nuclear Electric" à Bristol en Grande Bretagne sur le projet de construction de la centrale nucléaire Sizewell B, en bénéficiant pour cela d'une bourse de l'Agence internationale de l'énergie atomique, AIEA (période 1991-1992). Mme Trojanowska a, au sein de l'Union des industries électriques européennes " EURELECTRIC ", présidé 5 ans (2002-2007) un groupe de travail en lien avec l'application des directives de la commission européenne sur le Marché Interne de l'Electricité, dite directive IEM.
Mme Trojanowska a annoncé lors d'une conférence de presse très médiatisée, que sa priorité serait dans un premier temps l'adaptation du cadre juridique en vigueur (lois sur l'énergie, l'environnement et les règles des marchés publics), qui devrait se traduire par l'adoption au plus tard en 2010 d'une loi spéciale sur le nucléaire, ainsi que d'une loi définissant les modalités de choix du partenaire stratégique de la Pologne. La plénipotentiaire a mis l'accent sur l'importance des questions de formation et de recherche, ainsi que son souci d'une large consultation de l'opinion publique et des associations. Elle a également souligné l'importance de l'évaluation des coûts de mise en oeuvre du programme et en particulier de construction des infrastructures.