L'origine d'Homo floresiensis, cet humain dont les ossements ont été découverts en 2004 sur l'île de Florès en Indonésie, reste controversée. Considéré par certains anthropologues comme étant une nouvelle espèce, H. floresiensis serait plutôt pour d'autres spécialistes un humain moderne maladif ou nain (nanisme insulaire).
Des anthropologistes australiens de l'Université Nationale Australienne, de l'Université de Wollongong et indonésiens ont comparé les caractéristiques des os de H. Floresiensis avec ceux d'espèces d'hominines précoces. Les résultats de l'analyse cladistique suggèrent que H. floresiensis aurait divergé de la ligne évolutive d'Homo sapiens au début du pléistocène, ou même au pliocène, il y a presque 2 millions d'années, et qu'il ne possèderait donc pas d'ancêtres directs communs avec les humains modernes. Homo Floresiensis aurait émergé plus ou moins à la même époque que les premiers membres de la famille des Homo, après Homo rudolfensis (1.86 Ma) mais avant H. habilis (1.66 ou 1.9 Ma dépendant de l'âge retenu). Homo Floresiensis serait donc une nouvelle espèce d'hominine, un cousin très éloigné de l'homme moderne.
La présence de cette espèce primitive sur l'île de Florès suggère que les hominines ont quitté l'Afrique bien plus tôt qu'on ne le pensait. Selon les chercheurs, H. Sapiens n'était peut-être pas le seul hominine après l'extinction de H. Erectus et des néanderthaliens.
Australian National UniversitY http://www.anu.edu.au/ Journal of Human Evolution, 2009, publié en ligne le 23 juillet 2009 doi:10.1016/j.jhevol.2009.05.002
Rédacteur :
Maïté Le Gleuher
Origine :
BE Australie numéro 65 (2/09/2009) - Ambassade de France en Australie / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/60357.htm