Des niveaux persistants d'acide folique non métabolisé ont été trouvés dans la population irlandaise. Ces résultats indiquent que l'introduction obligatoire dans la nourriture de suppléments d'acide folique ou de micronutriments pourrait provoquer des surdoses. En effet, des mesures dans des échantillons de sang ont montré qu'il y avait suffisamment d'acide folique dans les nourritures volontairement enrichies. Ces résultats viennent d'être publiés dans le journal en libre accès 'BMC Public Health'.
Mary Rose Sweeney, chercheuse du 'Dublin City University', et son équipe ont étudié des échantillons de sang, 50 provenant du service de transfusion irlandais, 20 provenant de nouvelles mères et 20 du cordon ombilical de nouveaux nés. Ils ont détecté, dans la majorité des cas, des niveaux d'acide folique non métabolisé par l'organisme et qui provenait de l'alimentation. Selon ces chercheurs, ces niveaux augmenteraient de 12% si l'Irlande appliquait une politique d'enrichissement de la nourriture obligatoire. Or une récente étude a montré que la consommation excessive d'acide folique pourrait mener à un risque supérieur de cancer de la prostate et d'une plus grave récurrence du cancer rectal.
Depuis 15 ans, l'acide folique ainsi que d'autres micronutriments ont été ajoutés sur une base volontaire aux céréales du petit déjeuner et d'autres produits en Irlande afin de remédier à ce qui était perçu comme des apports insuffisants. L'autorité de sécurité alimentaire irlandaise, la 'Food Safety Authority', réfléchit actuellement à rendre obligatoires ces apports nutritionnels.