Une équipe internationale de chercheurs du 'Trinity College Dublin' en Irlande, de la 'State University of New York' et des 'National Institutes of Health' aux Etats-Unis vient de montrer que le risque pour une femme d'avoir un enfant avec un défaut du tube neural, tel que le spina bifida, n'était pas lié aux auto-anticorps relatifs à l'acide folique. Ces résultats réfutent une étude de 2004 de la 'State University of New York', qui indiquait un lien entre la présence de ces auto-anticorps dans le sang des mères et le spina bifida de leurs enfants.
Pour l'embryon, les folates sont essentiels au processus de développement et notamment à la fermeture du tube neural qui crée la colonne vertébrale. Les récepteurs des folates permettent d'intégrer ces folates dans les cellules. Les recherches de 2004 suggéraient que les auto-anticorps de l'acide folique empêchaient ce processus. Cette nouvelle étude, menée conjointement entre l'Irlande et les Etats-Unis, montre que la présence d'auto-anticorps de l'acide folique était commune dans la population irlandaise. Ces auto-anticorps ne sont pas en plus grande proportion chez les mères dont l'enfant est atteint de spina bifida que dans le reste de la population, notamment chez les hommes. L'étude de 2009 a porté sur une population plus large qu'en 2004, avec 140 mères dont les enfants étaient atteints de spina bifida et 238 irlandais. Ces nouveaux résultats tendent à prouver que le niveau de ces anticorps n'est pas un facteur de risque et qu'il n'est donc pas nécessaire de les détecter chez les femmes enceintes.