En juin 2009, un groupe de médecins français a visité le centre de R&D de Mölndal, près de Göteborg, dont deux des activités prioritaires sont la lutte contre le diabète de Type 2 et la lutte contre l'obésité.
Une réalité illustrée par un accord de recherches passé avec la Columbia University de New York. Le centre de Mölndal est le "coeur" de la R&D d'Astra Zeneca (il y a aussi un "coeur" anglais qui se consacre davantage à l'oncologie) qui, depuis 1967, alimente le portefeuille du laboratoire en cardiologie et en gastro-entérologie, sans oublier les antithrombotiques (la récente étude Plate est là pour le rappeler). Jusqu'à présent, l'hypertension, les coronaropathies, et l'insuffisance cardiaque représentaient les domaines d'excellence d'Astra Zeneca, la rosuvastatine (Crestor) ayant élargi ce champ d'action vers l'hypercholestérolémie. Le diabète de Type 2 et l'obésité vont bientôt rejoindre les pathologies combattues par Astra Zeneca, avec deux produits en phase III : la saxagliptine, qui va agrandir la très prometteuse famille des incrétines (inhibiteur de la DPP-4), et la dapaglifozine, qui cible et inhibe le SGLT2 (sodium, glucose co-transporter) exprimé dans le rein et joue un rôle majeur dans réabsorption du glucose au niveau du tubule proximal.
Il est à noter que ces deux molécules sont le fruit d'un partenariat avec Bristol Myers Squibb, une stratégie d'alliance qu'Astra Zeneca avait déjà appliquée avec Takeda pour le candesartan (Atacand). Mais Astra Zeneca entend bien ne pas en rester là. Pour cela, le société s'appuie sur le centre de Mölndal, qui compte plus de 1800 employés. La force de frappe est d'autant plus importante qu'elle est renforcée par des collaborations avec de très nombreux universitaires non seulement en Suède mais aussi à travers le monde. Une politique illustrée par l'accord de collaboration stratégique pour la recherche de nouveaux traitements du diabète de Type 2 et de l'obésité. Comme l'explique Håkan Wennbo, un tel partenariat avec un centre universitaire réputé pour sa recherche clinique et fondamentale ne peut que favoriser la découverte de nouvelles molécules, une nécessité dans l'âpre lutte contre l'obésité, une pathologie mêlant paramètres biologiques et facteurs environnement, et pour laquelle on ne dispose pas encore de réponse pharmacologique efficace et bien tolérée.