Une bourse du carbone est un marché de négociation et d'échange de droits d'émission de gaz à effet de serre (CO2, méthane, protoxyde d'azote...), en nombre fixé par des quotas d'émissions fixés par l'autorité publique dans le cadre d'un mécanisme réglementaire (allowances). Un tel mécanisme est prévu par le protocole de Kyoto. Or la Lettonie est un pays faiblement émetteur de gaz à effet de serre (2,8 tonnes de CO2 par habitant, en comparaison : 3,9 pour le monde entier - 7,3 pour l'Union Européenne).
Le Japon vient donc d'annoncer qu'il a conclu un contrat avec la Lettonie pour acquérir le droit d'émettre 1,5 million de tonnes de gaz à effet de serre (GES) afin d'atteindre son objectif de réduction en vertu du Protocole de Kyoto de 1997. Selon les autorités japonaises, le Japon a acquis ces droits dans le cadre du plan "investissement vert", un mécanisme de commerce international qui attend du pays "vendeur" d'utiliser ces fonds pour des projets visant à réduire les émissions de GES. De plus, le gouvernement letton a annoncé le 20 octobre 2009 qu'il avait approuvé la vente de quotas d'émission de GES à l'Autriche. Cette dernière achèterait, tout comme le Japon, le droit d'émettre 1,5 million de tonnes de GES (un accord sur la vente de deux millions de tonnes de GES à l'Autriche avait déjà été signé auparavant). Le prix de la transaction reste secret.
Néanmoins les experts estiment que la Lettonie pourrait vendre au total jusqu'à 10 millions de tonnes de quotas d'émission de GES, ce qui engendrerait quelques 70 millions de lats (EUR 99,6 millions). Les Pays-Bas seraient intéressés par l'achat de trois millions de tonnes de GES.