La Slovaquie a renforcé sa compétitivité de deux points par rapport à 2008. Néanmoins, elle perd deux places dans le classement des pays d'Europe orientale et centrale.
La Slovaquie se classe au 34ème rang mondial de l'Index 2009 de la compétitivité du secteur des technologies de l'information (2009 IT Industry Competitiveness Index [1]), avec un score de 41,4 sur 100. La Slovaquie perd trois places par rapport au classement de 2008 et occupe la 7ème place sur 15 pays évalués de la région. C'est l'un des constats de la récente étude publiée par l'Economist Intelligence Unit sous le parrainage de la Business Software Alliance (BSA) [2][3].
Pour la 3ème année consécutive, cette étude évalue et compare la situation du secteur des technologies de l'information dans soixante-six pays, dont la France (17ème), pour déterminer dans quelle mesure la compétitivité du secteur informatique y est favorisée. On obtient la meilleure compétitivité industrie des TI aux Etats-Unis, suivie par la Finlande, la Suède et le Canada.
La Slovaquie et l'industrie des TI ont établi un environnement commercial et juridique approprié. L'étude montre que la Slovaquie a le meilleur score dans les domaines de l'environnement des entreprises (75,5) et l'environnement juridique (69,5). La moyenne de l'indicateur réalisé dans la promotion du développement de l'industrie TI (52,5) a encore beaucoup de marge d'amélioration, y compris dans les conditions de recherche et développement (17,3) ou le développement des infrastructures informatiques (36,2).
Six facteurs de compétitivité essentiels
Selon l'Economist Intelligence Unit, six facteurs contribuent ensemble à forger un environnement sain pour le secteur informatique : une offre abondante de travailleurs qualifiés, une culture propice à l'innovation, des infrastructures technologiques de haut niveau, une législation robuste protégeant la propriété intellectuelle, une économie stable, ouverte et concurrentielle, et des pouvoirs publics qui trouvent le bon équilibre entre soutien aux technologies et libre jeu des forces du marché.
Les pays bien classés au regard de ces six "facteurs de compétitivité" possèdent en général une industrie informatique très performante. L'étude entend apporter aux pouvoirs publics une feuille de route pour gérer les atouts et les faiblesses des actions menées en faveur du renforcement du secteur informatique national.
Les constats de l'étude de l'Economist Intelligence Unit et les recommandations de BSA portent également sur les thèmes suivants : - Les réseaux à haut débit sont un facteur de compétitivité vital pour le secteur informatique, et les pays les adoptant moins rapidement risquent de voir s'aggraver leur déficit de compétitivité. Les entreprises technologiques réclament un accès à l'internet rapide, fiable et sûr, et l'importance du haut débit ira croissant avec l'essor du nombre de services et de logiciels distribués par l'internet. - Investir dans le développement des compétences demeure un impératif de long terme. Les pays qui dispensent des formations associant informatique, commerce et langues étrangères se doteront d'une meilleure main-d'oeuvre informatique. - Le protectionnisme et les aides en faveur de "champions nationaux" nuiront aux efforts de relance - et à la compétitivité à long terme du secteur. Les pouvoirs publics doivent trouver un équilibre entre les aides favorisant les investissements et la croissance de l'industrie et celles qui introduisent des pratiques commerciales déloyales et un protectionnisme susceptibles de nuire à la compétitivité. - Le régime de la propriété intellectuelle s'améliore dans de nombreux pays émergents, mais il reste des progrès à accomplir. La protection de la propriété intellectuelle est toujours d'une importance critique pour la compétitivité informatique et constitue un moyen relativement peu coûteux pour stimuler le développement économique sur le long terme.