Le budget de la période 2009-2013 pour le développement du district technologique Veneto Nanotech, est l'un des plus importants d'Italie. En investissant 60 millions d'euros sur 5 ans, les collectivités (pour 32 millions) et les entreprises (28 millions) misent gros sur des thèmes porteurs comme les cellules souches et le calcul parallèle. Déjà, sur la dernière période 2004-2008, 50 millions d'euro avaient été versés pour les nanosciences
Avec ces investissements, la région compte sur des retombées conséquentes dans des secteurs comme la mécanique, l'électronique ou l'artisanat de qualité. On estime en effet au niveau mondial que les nanotechnologies vont représenter d'ici 2013 un marché de 600 milliards d'euro, avec près de 2 millions de nouveaux emplois créés. La Vénétie, par ces investissements, compte anticiper sur ces retombées. Alors que dans l'ensemble du pays 0.04 pour mille du PIB est investi dans ce secteur, le Nord-Est en est déjà à 0.41 pour mille, près de dix fois plus.
La région s'implique en particulier dans plusieurs projets de recherche menés à bien avec des entreprises : si les nanotechnologies se taillent la part du lion dans les investissements, la recherche sur le calcul parallèle se voit aussi dotée de fonds importants. Une occasion pour l'Italie, assez peu compétitive sur le developpement hardware, de revenir dans la course - notamment concernant les jeux vidéos.
Autre sujet d'importance, l'étude des signaux cellulaires, qui n'a pas à première vue de retombées économiques, mais dont certaines avancées peuvent être déterminantes pour la médecine, sur le plan des maladies neurologiques (comme la maladie d'Alzheimer) ou des tumeurs.
Outre de réunir trois universités d'excellence (Venise, Vérone, et Padoue), la force de ce district, selon Tullio Pozzan -qui coordonne un programme d'excellence à l'université de Padoue- résulte de la générosité des entreprises locales. En effet, 70% des 5 millions d'euro du budget annuel de ce programme provient de donations privées.